• J’aurais voulu trouver les mots justes,

    Pour tous ces maux vraiment injustes,

    Quel que soit la nature du mal qui nous ronge,

    Pas le choix que de l’absorber comme une éponge.

     

    Un quotidien rythmé par des effets,

    Des faits archivés et consignés,

    Un signe, voilà ce que tout le monde guette,

    La quête d’un Graal qui nous prend la tête.

     

    Faire semblant est devenu une habitude,

    Une attitude qui n’a plus besoin d’être à l’étude,

    Mise à l’amende d’une conscience déraisonnée,

    Perdue dans une inconscience à l’aspect flouté.

     

    Le jeu dangereux de la vie et de la mort,

    Les avis pleuvent, l’envie nous dévore,

    Serait-ce un sursaut d’égoïsme,

    Penser aux autres ou creuser notre isthme ?

     

    Il y a des jours où le cœur balance,

    Un bal où dansent ces moments d’absence,

    Une môme je reste, insouciante indécise,

    Jusqu’à ce que le souci de la décision se précise.

     

    © Little Shadow


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  • Je vous présente ici l’œuvre d'une poète talentueuse, qui écrit comme ça, de temps à autre, pour le plaisir, mais qui souhaite rester anonyme. Lorsque vous croiserez la signature "L'Attachiante", vous saurez de qui il s'agit ;) Donnez votre avis, n'hésitez pas à lâcher vos com' svp !

     

    Quand serre le cœur, las de trop de souffrance,

    Alors que se meurtrit la chair de cette déviance,

    L'esprit s'évade, conscient qu'à trop endurer,

    Des cicatrices à jamais ne seront refermées.

     

    Quand sert la difficulté à la maturité,

    Grandir afin de faire face à ce danger,

    A autrui, il faut cesser de s'inquiéter,

    Car son salut se trouve dans cette pensée.

     

    Quand sert l'amitié à porter ce fardeau,

    Que le soutien devient le maître mot,

    L'écoute tolérante se fait salvatrice,

    N'en déplaise aux jaloux, à leurs caprices.

     

    De l'encre de ma plume s'écoulent ces quelques flots,

    Car à mes yeux cette amitié est un ruisseau,

    La beauté de l'âme en cadeau,

    Quand sert la maladie, ce fléau.

     

    © L'Attachiante


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  • Il y a des jours où un sourire s'esquisse sur vos lèvres au petit matin, vous vous dites que rien ne pourra entacher cette journée.

    Il y a des jours où les larmes rendent vos yeux brillants, mais vous préférez les enfouir au fond de vous, entretenir cette boule dans la gorge. Vous revêtez votre masque serein, mais votre regard, ce que vous dégagez, vous trahit aux yeux de certains.

    Une nervosité permanente, sous-jacente, s'installe. Insidieuse insolence. De celle qui vous fait prendre chaque parole pour une attaque personnelle, qui vous fait croire que tout le monde est contre vous. Réalité ou chimère? Peut-être un peu des deux.

    Pourtant, rien dans votre vie ne vous prédispose à faire ressortir le côté sombre de votre personnalité. Mais c'est sans compter sur le pouvoir de l'inconscient. Un acte manqué, une phrase glissée dans une conversation. Des souvenirs par flashs, un pêle-mêle de sentiments, manque, regrets, abandon, qui surviennent sans crier gare. Vous vous sentez pris au piège, vous ne savez comment sortir de cet engrenage. 

    Se protéger et protéger les autres sans que les vannes s'ouvrent, voilà toute l'histoire du moment.

     

    © LittleShadow


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  • Dans les lueurs du soleil d’été,

    A travers ses rayons enflammés,

    Le regard se perd dans le bleu azur,

    Cherchant les limites de la censure.

     

    Le silence et les non-dits font loi,

    Une science de l’interdit dont on n’échappe pas,

    Un étouffement permanent nous envahit,

    Mais comment sort-on d’ici ?

     

    On respire un air vicié,

    Celui de la honte, de la peur,

    On se construit sur un leurre,

    On se dit que ça finira par passer.

     

    Puis finalement ça ne passe pas,

    Enlisement dans les sables mouvants,

    On s’enfonce davantage lorsqu’on se débat,

    On se rend compte que compté est le temps.

     

    Tout effacer et tout recommencer ?

    Rien ne s’efface, tout se recense,

    Combler les absences, trouver un sens,

    La recherche d’une certaine vérité.

     

    Et la routine reprend le dessus,

    Se complaire dans une vie déçue,

    Sans être soi-même déchu,

    Voilà tout le mystère de l’ambigu.

     

    © LittleShadow


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  • Parce que la vie n’est pas un conte de fée,

    Parce que j’ai vu trop de sang couler,

    Parce que trop de larmes ont été versées,

    Je voudrais que tout cela appartienne au passé.

     

    D’âpres souvenirs réapparaissent,

    Telles de violentes caresses,

    Pour me rappeler que non dite est la messe,

    Qui d’eux ou de moi retient la laisse ?

     

    Parfois j’ai un cœur, d’autres non,

    Violence, drogue, éternelle addiction,

    Dans mes veines coulent ces pulsions,

    Dans mes yeux se reflètent ce poison.

     

    Je l’ai vu dans des regards, la première fois dans le tien,

    L’envie du désir mêlée à la peur du poing,

    La renaissance de doutes éteints,

    Qui l’emportera, le mal ou le bien ?

     

    L’élégance des mots face au brut de la rue,

    Au fond de moi rien ne s’est tu,

    Tout se déroule tel un fil décousu,

    Qui suis-je vraiment, je ne sais plus.

     

    Je suis un mi-ange mi-démon,

    Qui essaye de faire prédominer le bon,

    Sache que le mal est d’abord une option,

    Pour toi je réserve d’autres horizons.

     

    © LittleShadow


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