• Poésie de mes états d'âme

    Des coups, toujours des coups... La vie peut parfois sembler si injuste. On encaisse, car nous n'avons pas d'autres choix. Parfois on se débat, mais la lutte est inégale. Pour se soulager, on choisit des chemins détournés qui nous enfoncent encore davantage. L'isolement et l'exclusion deviennent nos compagnons de route. La mort devient notre but. Lorsqu'une main sincère se tend, il ne faut pas la laisser s'échapper ; mais il ne faut pas compter exclusivement sur elle, au risque qu'elle vous lâche brutalement. Ne dédaignez pas vos véritables amis, et acceptez ce qu'ils vous offrent : leur écoute, leur non-jugement, leurs conseils, leur soutien... Ne dressez surtout pas de mur.

    Violence, drogue... autant d'impasses qui font de la vie un enfer dont on croit qu'il est impossible d'en sortir. Rien n'est impossible ; il faut être patient, avoir de la volonté, savoir se remettre en question et accepter l'aide apportée. Notre passé, mon passé fera toujours partie de moi ; il refait surface régulièrement, j'ai des coups de déprime, des idées noires, des envies de replonger. Mais je n'ai pas envie de foutre en l'air des années de reconstruction, car au final, c'est ça le plus dur. Tenir bon et survivre, pour l'instant, voilà mon leitmotiv.

    En vous souhaitant une agréable lecture...

  • Parce que la vie n’est pas un conte de fée,

    Parce que j’ai vu trop de sang couler,

    Parce que trop de larmes ont été versées,

    Je voudrais que tout cela appartienne au passé.

     

    D’âpres souvenirs réapparaissent,

    Telles de violentes caresses,

    Pour me rappeler que non dite est la messe,

    Qui d’eux ou de moi retient la laisse ?

     

    Parfois j’ai un cœur, d’autres non,

    Violence, drogue, éternelle addiction,

    Dans mes veines coulent ces pulsions,

    Dans mes yeux se reflètent ce poison.

     

    Je l’ai vu dans des regards, la première fois dans le tien,

    L’envie du désir mêlée à la peur du poing,

    La renaissance de doutes éteints,

    Qui l’emportera, le mal ou le bien ?

     

    L’élégance des mots face au brut de la rue,

    Au fond de moi rien ne s’est tu,

    Tout se déroule tel un fil décousu,

    Qui suis-je vraiment, je ne sais plus.

     

    Je suis un mi-ange mi-démon,

    Qui essaye de faire prédominer le bon,

    Sache que le mal est d’abord une option,

    Pour toi je réserve d’autres horizons.

     

    © LittleShadow


    8 commentaires
  • La route des galères,

    C’est loin d’être une chimère,

    Besoin de prendre l’air,

    Sortir de cette atmosphère délétère.

     

    Je ne crois pas en Dieu le Père,

    Mais je lui adresse des prières,

    Qu’il m’explique mon utilité sur Terre,

    L’intérêt de vivre de perpétuels calvaires.

     

    Je suis coincée derrière une verrière,

    Mes yeux en sont devenus de verre,

    Mon cœur s’est durci telle une pierre,

    Je prends racine dans les artères de mon désert.

     

    De mon armure je suis prisonnière,

    Le temps, lui, s’accélère,

    S’ensuit une lutte irrégulière,

    Qui me mène tout droit dans la poudrière.

     

    Entravée par une multitude de barrières,

    Je reste constamment sur mes arrières,

    Je suis pourtant sortie de mes travers,

    Mais de nouvelles chaînes m’enserrent.

     

    J’essaie de profiter de ces p’tits moments éphémères,

    Ceux dans lesquels notre personne est entière,

    Où elle n’oscille pas entre le sombre et le clair,

    Ces moments où j’ai choisi de laisser entrer la lumière.

     

    © LittleShadow


    4 commentaires
  • L’amour ne m’aime pas,

    Que veux-tu, c’est comme ça,

    Peut-être que je n’aime pas l’amour,

    Il est à ma portée mais je cours.

     

    Peur de l’emprise des sentiments,

    Un handicap permanent,

    Philosophie de la vie peu conventionnelle,

    Je suis toute seule dans ma tourelle.

     

    Oui c’est vrai j’aime l’exclusivité,

    Mais ce n’est pas pour me donner un style,

    Vivre dans une prison dorée,

    Mon parloir en est devenu hostile.

     

    Vous êtes là, gravitant dans mon périmètre,

    De mes peurs, je ne suis plus maître,

    Je ne cherche pas à attirer l’attention,

    Juste un instinct de protection.

     

    Une hypersensibilité exacerbée,

    A laquelle je ne m’habitue pas,

    Que j’essaye de combattre,

    Je deviens une non-conformité.

     

    Malgré moi, je fais du mal,

    Je fais couler des rivières lacrymales,

    Je suis une nana à problèmes,

    A quoi bon me dire je t’aime.

     

    J’ai des idées noires d’en finir,

    De faire chuter mon empire,

    Mais sur du vide, qu’ai-je pu construire,

    Un semblant de vie en train de périr.

     

    © LittleShadow


    4 commentaires
  • Perdue dans un dédale de sentiments,

    Rêves fous ancrés profondément,

    Ceux qui rendent heureux, forcément,

    Mais devant lesquels on recule prudemment.

     

    La peur envahit mes sens,

    Assise dans ma diligence,

    Je regarde le bonheur à travers la baie vitrée,

    Je souris d’un air navré.

     

    Un p’tit brin de lâcheté,

    Un semblant de vie tout tracé,

    A cette règle ne pas déroger,

    Trop de dérives traversées.

     

    Passer à côté de certaines choses,

    Mais au fond c’est pour la bonne cause,

    Du moment que l’autre ne souffre pas,

    Ce pour quoi je suis née ici bas.

     

    Solution de facilité,

    Telle est ma devise ancrée,

    A la naissance ainsi programmée,

    Dans ce confort piège je me complais.

     

    Je vous saoule alors de mes maux,

    Qui se propagent dans un écho,

    Pour finir dans l’oubli de mes mots,

    Infinité de cycles infernaux.

     

    © LittleShadow


    2 commentaires
  • Se projeter... Nouveau mot dans le vocabulaire,

    Moi qui vis au jour le jour, instinct primaire,

    Le futur c'est cette aprèm et pas demain,

    Comment fait-on pour voir encore plus loin ?

     

    Tout le monde a des rêves improbables,

    Éphémères comme un château de sable,

    Ceux avec beaucoup de zéros et d'euros,

    Restent toujours dans un coin de notre cerveau.

     

    L'avenir est un flou artistique,

    Depuis le lycée, il en est ainsi,

    Choix de ce qui est tendance,

    Histoire de se fondre dans la masse.

     

    Dans un esprit amphétaminé,

    On voit les choses en grand

    Dans un périmètre de sécurité,

    Mais en fait on est aux abonnés absents.

     

    Le brouillard commence à se dissiper,

    A l'horizon, encore rien de dessiné,

    Mon crayon s'essaie à quelques esquisses,

    Mais la gomme, fatalement, s'immisce.

     

    Entre des pages à moitié tournées,

    Des deuils enfouis tels des épaves à l'abandon,

    Je surnage dans cet univers pollué,

    Pour le brûler, mon encre devient tison.

     

    Le feu de la passion jamais complètement éteint,

    Simplement terni par des fumées délétères,

    Un avant-goût de veillée funéraire,

    Qu'une légère brise pousse vers le déclin.

     

    © LittleShadow


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique