• Poésie de mes états d'âme

    Des coups, toujours des coups... La vie peut parfois sembler si injuste. On encaisse, car nous n'avons pas d'autres choix. Parfois on se débat, mais la lutte est inégale. Pour se soulager, on choisit des chemins détournés qui nous enfoncent encore davantage. L'isolement et l'exclusion deviennent nos compagnons de route. La mort devient notre but. Lorsqu'une main sincère se tend, il ne faut pas la laisser s'échapper ; mais il ne faut pas compter exclusivement sur elle, au risque qu'elle vous lâche brutalement. Ne dédaignez pas vos véritables amis, et acceptez ce qu'ils vous offrent : leur écoute, leur non-jugement, leurs conseils, leur soutien... Ne dressez surtout pas de mur.

    Violence, drogue... autant d'impasses qui font de la vie un enfer dont on croit qu'il est impossible d'en sortir. Rien n'est impossible ; il faut être patient, avoir de la volonté, savoir se remettre en question et accepter l'aide apportée. Notre passé, mon passé fera toujours partie de moi ; il refait surface régulièrement, j'ai des coups de déprime, des idées noires, des envies de replonger. Mais je n'ai pas envie de foutre en l'air des années de reconstruction, car au final, c'est ça le plus dur. Tenir bon et survivre, pour l'instant, voilà mon leitmotiv.

    En vous souhaitant une agréable lecture...

  • Je ne sais pas par où commencer,

    Comment c'est dans un esprit déséquilibré ?

    Libre de mots, enserré de chaînes,

    Chaque peine est une larme de sang devenue salée,

    Hâlée par une mer de sentiments,

    Garder le cap malgré le temps qui passe,

    Tempête en bas de mon phare.

     

    Rai de lumière tombé dans le tapis de la brume,

    Mes démons sont devenus mes anges,

    Étrange mal qui fait du bien,

    Ça ne fait rien si tout paraît normal,

    Normalité de la société apparence,

    Déni de la souffrance, synonyme de différence,

    Je roule à contresens de l'indifférence.

     

    Seule je me sens, seule je suis,

    Enfermée dans mon monde diffamatoire,

    Coupable vous êtes, mais seule coupable je suis,

    Vos mains je lâche, force en détresse,

    Maîtresse de mon univers neigeux,

    La poudreuse me réconforte,

    Souvenirs à l'appui, sourires en esquisse,

    Petite caille-ra intello qui se joue des codes,

    Je voile le vortex du miroir,

    Qui me renvoie en pleine gueule mes valeurs envolées.

     

    Honnêteté devenue mensonge par omission,

    Frontière entre bien et mal, où es-tu ?

    Se faire du bien par des chemins détournés,

    Malvenu ou venue du mal ?

    Baguette magique te voici enfin,

    Poudre de perlimpinpin,

    Perles s'échappant du chapelet de la confiance,

    I can't lose, mais mon attitude est la loose.

     

    My guilty pleasure me donne des sueurs,

    Suis-je capable d'aimer les gens ?

    Fuck the queen and get some money,

    Devise du moi de la rue,

    Les quidam étaient simplement de passage,

    Pour égayer un univers pas sage,

    Funambule sur le fil d'un cœur en pierre parsemé d'or,

    Je pense sain dans un monde malsain,

    Deux personnalités dans un corps détérioré par les excès,

    Je déterre mon ancien décor pour mieux l'enterrer.

     

    Je vous aime quoique vous pensiez,

    Pensée sincère d’un cœur cadenassé.

    Vous dégueulez sur la facticité de mes sentiments,

    Non coupable je plaide.

    Le poison de mon dard alimente mon inconscience,

    Mais préserve ma lucidité.  

    Je garde en vue dans mon périscope vos visages et vos âmes,

    Contrepoison de mon âme à la dérive.

     

    Une mère, un fils… Auprès de qui dois-je implorer le pardon ?

    Plus j’essaie de faire le bien, plus le mal prend le dessus.

    Sainte Nitouche à la Saint glinglin. 

    Même si éphémère est la vie, l’inachèvement de certains liens la rendent amère.

    Mais il en est d’autres pour qui le temps a gardé de la place,

    Pour qui le temps laisse des pages blanches à noircir.

    Et encore d’autres que pour rien au monde on ne laisserait tarir,

    Que pour rien au monde je ne veux ternir davantage.

     

    J’te demande pardon d’avoir été lâche ;

    J’te demande pardon de t’avoir déçue ;

    J’te demande pardon de t’avoir menti.

    J’trouve pas les mots pour exprimer ce que j’ressens ;

    Parce que j’me sens nulle, parce que je regrette.

    Nos univers sont-ils vraiment compatibles ?

    Le compas est dans sa cible, cercles concentriques qui se rétrécissent.

    Point final ou point de départ ?

    Le scorpion enveloppe sa rose passion,

    Bastion de la senteur positive de l’Amitié,

    Sur lequel le phare pointe sa lumière bienfaitrice,

    Quelque soit l’humeur du temps.

     

    © Little Shadow


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  • Parce que la vie n’est pas un conte de fée,

    Parce que j’ai vu trop de sang couler,

    Parce que trop de larmes ont été versées,

    Je voudrais que tout cela appartienne au passé.

     

    D’âpres souvenirs réapparaissent,

    Telles de violentes caresses,

    Pour me rappeler que non dite est la messe,

    Qui d’eux ou de moi retient la laisse ?

     

    Parfois j’ai un cœur, d’autres non,

    Violence, drogue, éternelle addiction,

    Dans mes veines coulent ces pulsions,

    Dans mes yeux se reflètent ce poison.

     

    Je l’ai vu dans des regards, la première fois dans le tien,

    L’envie du désir mêlée à la peur du poing,

    La renaissance de doutes éteints,

    Qui l’emportera, le mal ou le bien ?

     

    L’élégance des mots face au brut de la rue,

    Au fond de moi rien ne s’est tu,

    Tout se déroule tel un fil décousu,

    Qui suis-je vraiment, je ne sais plus.

     

    Je suis un mi-ange mi-démon,

    Qui essaye de faire prédominer le bon,

    Sache que le mal est d’abord une option,

    Pour toi je réserve d’autres horizons.

     

    © LittleShadow


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  • La route des galères,

    C’est loin d’être une chimère,

    Besoin de prendre l’air,

    Sortir de cette atmosphère délétère.

     

    Je ne crois pas en Dieu le Père,

    Mais je lui adresse des prières,

    Qu’il m’explique mon utilité sur Terre,

    L’intérêt de vivre de perpétuels calvaires.

     

    Je suis coincée derrière une verrière,

    Mes yeux en sont devenus de verre,

    Mon cœur s’est durci telle une pierre,

    Je prends racine dans les artères de mon désert.

     

    De mon armure je suis prisonnière,

    Le temps, lui, s’accélère,

    S’ensuit une lutte irrégulière,

    Qui me mène tout droit dans la poudrière.

     

    Entravée par une multitude de barrières,

    Je reste constamment sur mes arrières,

    Je suis pourtant sortie de mes travers,

    Mais de nouvelles chaînes m’enserrent.

     

    J’essaie de profiter de ces p’tits moments éphémères,

    Ceux dans lesquels notre personne est entière,

    Où elle n’oscille pas entre le sombre et le clair,

    Ces moments où j’ai choisi de laisser entrer la lumière.

     

    © LittleShadow


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  • L’amour ne m’aime pas,

    Que veux-tu, c’est comme ça,

    Peut-être que je n’aime pas l’amour,

    Il est à ma portée mais je cours.

     

    Peur de l’emprise des sentiments,

    Un handicap permanent,

    Philosophie de la vie peu conventionnelle,

    Je suis toute seule dans ma tourelle.

     

    Oui c’est vrai j’aime l’exclusivité,

    Mais ce n’est pas pour me donner un style,

    Vivre dans une prison dorée,

    Mon parloir en est devenu hostile.

     

    Vous êtes là, gravitant dans mon périmètre,

    De mes peurs, je ne suis plus maître,

    Je ne cherche pas à attirer l’attention,

    Juste un instinct de protection.

     

    Une hypersensibilité exacerbée,

    A laquelle je ne m’habitue pas,

    Que j’essaye de combattre,

    Je deviens une non-conformité.

     

    Malgré moi, je fais du mal,

    Je fais couler des rivières lacrymales,

    Je suis une nana à problèmes,

    A quoi bon me dire je t’aime.

     

    J’ai des idées noires d’en finir,

    De faire chuter mon empire,

    Mais sur du vide, qu’ai-je pu construire,

    Un semblant de vie en train de périr.

     

    © LittleShadow


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  • Perdue dans un dédale de sentiments,

    Rêves fous ancrés profondément,

    Ceux qui rendent heureux, forcément,

    Mais devant lesquels on recule prudemment.

     

    La peur envahit mes sens,

    Assise dans ma diligence,

    Je regarde le bonheur à travers la baie vitrée,

    Je souris d’un air navré.

     

    Un p’tit brin de lâcheté,

    Un semblant de vie tout tracé,

    A cette règle ne pas déroger,

    Trop de dérives traversées.

     

    Passer à côté de certaines choses,

    Mais au fond c’est pour la bonne cause,

    Du moment que l’autre ne souffre pas,

    Ce pour quoi je suis née ici bas.

     

    Solution de facilité,

    Telle est ma devise ancrée,

    A la naissance ainsi programmée,

    Dans ce confort piège je me complais.

     

    Je vous saoule alors de mes maux,

    Qui se propagent dans un écho,

    Pour finir dans l’oubli de mes mots,

    Infinité de cycles infernaux.

     

    © LittleShadow


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