• Poésie de mes états d'âme

    Des coups, toujours des coups... La vie peut parfois sembler si injuste. On encaisse, car nous n'avons pas d'autres choix. Parfois on se débat, mais la lutte est inégale. Pour se soulager, on choisit des chemins détournés qui nous enfoncent encore davantage. L'isolement et l'exclusion deviennent nos compagnons de route. La mort devient notre but. Lorsqu'une main sincère se tend, il ne faut pas la laisser s'échapper ; mais il ne faut pas compter exclusivement sur elle, au risque qu'elle vous lâche brutalement. Ne dédaignez pas vos véritables amis, et acceptez ce qu'ils vous offrent : leur écoute, leur non-jugement, leurs conseils, leur soutien... Ne dressez surtout pas de mur.

    Violence, drogue... autant d'impasses qui font de la vie un enfer dont on croit qu'il est impossible d'en sortir. Rien n'est impossible ; il faut être patient, avoir de la volonté, savoir se remettre en question et accepter l'aide apportée. Notre passé, mon passé fera toujours partie de moi ; il refait surface régulièrement, j'ai des coups de déprime, des idées noires, des envies de replonger. Mais je n'ai pas envie de foutre en l'air des années de reconstruction, car au final, c'est ça le plus dur. Tenir bon et survivre, pour l'instant, voilà mon leitmotiv.

    En vous souhaitant une agréable lecture...

  • Les murs de mon cœur,

    Un artifice protecteur,

    Contre lequel vient glisser

    Un pêle-mêle de sentiments égarés.

     

    Ressentir... une peur difficile à surmonter,

    Souffrir... on préfère éviter,

    Pourtant, se sentir vide,

    A quelque chose de morbide.

     

    Contrairement aux idées reçues,

    La solitude n'est pas synonyme de déchu,

    Elle est l'écho de notre silence intérieur,

    Le réveil d'émotions cachées par pudeur.

     

    Réapprendre à dompter ce précieux monde,

    N'est pas l'affaire de quelques secondes,

    Mais au fur et à mesure que le temps s'écoule,

    Mes murs, lentement, s'éboulent.

     

    Mon coeur bat, s'oxygène,

    Aspirant à une vie plus saine,

    Aujourd'hui encore fragile,

    Il deviendra plus solide que l'argile.

     

    "On ne voit bien qu'avec le cœur,

    L'essentiel est invisible pour les yeux."

    Dixit le Petit Prince rêveur,

    Que ressentir rendait, malgré tout, heureux.

     

    © Little Shadow


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  • Avec tout ce qui se passe aujourd'hui,

    Faut -il se poser ou plutôt fuir ?

    Je pense être sur mon chemin,

    Redresser le miroir penchant sur le déclin.

     

    J'arrive à soutenir ton regard,

    Autrefois fuyant sans hasard,

    Tu vois si bien à travers moi,

    Il n'est plus permis de faire un faux pas.

     

    Dans mes yeux tu vois le sang,

    Celui de mes maux omniprésents,

    Tu vois des sentiments déguisés,

    Une douleur cachée dans ma fierté.

     

    Tu vois la vérité de mes mensonges,

    Ou plutôt les non-dits de mes songes,

    Dans ma bulle, je t'ai faite entrer,

    Première personne à mes côtés.

     

    Tu me corriges lorsque je fais une erreur,

    A travers mes hauts et mes bas, un peu de chaleur,

    Tu peux comprendre la personne que je suis,

    N'est-ce pas côtoyer une dérivante folie ?

     

    Un voile de culpabilité,

    Derrière un rideau de honte,

    Je suis bien emmitouflée,

    Et si tout cela n'était qu'un conte ?

     

    Je m'en sors pas mal de ce miroir brisé,

    Je vois du changement,

    Méditation de tes paroles expérimentées,

    Un brin de lumière dans le néant.

     

    © Little Shadow


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  • Je me souviens encore du monde,

    Vu par mes yeux d'enfant,

    Le paradis sur une terre féconde,

    Sans emprise du temps.

     

    En grandissant le regard change,

    Ce monde merveilleux s'étiole,

    Sonnent faux les belles paroles,

    Distillées dans un savant mélange.

     

    Des sentiments obscurcis,

    Une insouciance trahie,

    Le soleil et sa réconfortante chaleur,

    Font preuve aujourd'hui d'une certaine froideur.

     

    Où donc est allé mon cœur déchu,

    Solitaire dans ce monde perdu,

    Je veux recommencer à croire en tout,

    Et ne plus rien savoir du tout.

     

    Piégé dans les yeux d'un étranger,

    Mon esprit a fermé ses volets,

    Préférant rester dans le noir,

    Et fuir son propre miroir.

     

    Je me souviens aussi que parfois,

    Au hasard des rencontres çà et là,

    Certaines s'arrêtent par intérêt,

    Et vous font oublier vos regrets.

     

    La lumière doit prendre le dessus,

    Se dire que rien n'est jamais perdu,

    Il faut laisser le temps au temps,

    Alors je patiente, j'attends.

     

    © Little Shadow


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  • Drôle d'amie

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  • "Mes mains sont fatiguées,

    De toutes parts lacérées,

    C'en est trop de se débattre,

    Une descente quatre par quatre.

     

    Je tombe à travers le temps,

    Dans des fissures je m'endors,

    Je suis enterrée vivante,

    Fin de la chasse au trésor.

     

    Attirée vers le fond,

    Je sombre rapidement,

    Saccadée est ma respiration,

    Comment puis-je repartir au front ?

     

    J'ai un arsenal de costumes,

    Une palette de thèmes,

    Je me dupe moi-même,

    Doucement je me consume.

     

    Le temps, sur moi, n'a plus d'emprise,

    Une noyade émotionnelle qui me grise,

    Je cherche le chemin du retour,

    Qui ne sera pas dénué de détours."

     

    C'était le jour le plus long de ma vie,

    Je cherchais la lumière du soleil,

    Cette chaleur du pays des merveilles,

    Tel un navire cherche son phare,

    Pour s'échouer quelque part,

    Ce jour-là, la chance m'a souri.

     

    © Little Shadow


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