• Parfois des rencontres fortuites se terminent en belle amitié. Avec cette personne c'est un lien très spécial qui s'est créé, qui a évolué de belle façon au fil du temps. Ça va faire bientôt trois ans, et je n'aurai jamais assez d'une vie pour la remercier pour tout ce qu'elle fait pour moi, son écoute, ses conseils avisés, sa patience... Elle aussi a des talents d'écriture et je vous fais partager ici un texte qu'elle a écrit à mon attention.

     

    La rencontre improbable de l'eau et du feu,

    D'où émanent des étincelles lorsqu'on se prête au jeu,

    Le poisson et le scorpion,

    Individualités synonymes de tensions,

    D'où naquit une amitié qui, non, n'est pas poison.

    Ta vie défile, te heurt, t'inflige tant de souffrances,

    La mienne suit son cours, spectatrice de cette transe.

    A quand un répit, un soupçon d'espoir,

    Comment te prouver qu'après tout ça,

    Le reste ne sera pas si noir,

    Tu te bats, t'accroches, luttes de toutes tes forces tel un gladiateur,

    Mais l'arène où tu te situes bouscule ces valeurs.

    Perdue dans un tourbillon d'émotions,

    Ne vois-tu pas que tu es pourtant source de nombreuses attentions ?

    La vie est rude, la vie est chienne,

    Mon amitié est sans faille, alors garde ta main dans la mienne,

    Demain sera là, nous aussi, fières !

    Et si Dieu existe, qu'il se comporte enfin en père,

    Soulageant cette souffrance qui est tienne,

    Pour te permettre enfin de dire "Vie, je t'aime".

     

    E.B


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  • L’amour ne m’aime pas,

    Que veux-tu, c’est comme ça,

    Peut-être que je n’aime pas l’amour,

    Il est à ma portée mais je cours.

     

    Peur de l’emprise des sentiments,

    Un handicap permanent,

    Philosophie de la vie peu conventionnelle,

    Je suis toute seule dans ma tourelle.

     

    Oui c’est vrai j’aime l’exclusivité,

    Mais ce n’est pas pour me donner un style,

    Vivre dans une prison dorée,

    Mon parloir en est devenu hostile.

     

    Vous êtes là, gravitant dans mon périmètre,

    De mes peurs, je ne suis plus maître,

    Je ne cherche pas à attirer l’attention,

    Juste un instinct de protection.

     

    Une hypersensibilité exacerbée,

    A laquelle je ne m’habitue pas,

    Que j’essaye de combattre,

    Je deviens une non-conformité.

     

    Malgré moi, je fais du mal,

    Je fais couler des rivières lacrymales,

    Je suis une nana à problèmes,

    A quoi bon me dire je t’aime.

     

    J’ai des idées noires d’en finir,

    De faire chuter mon empire,

    Mais sur du vide, qu’ai-je pu construire,

    Un semblant de vie en train de périr.

     

    © LittleShadow


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  • Perdue dans un dédale de sentiments,

    Rêves fous ancrés profondément,

    Ceux qui rendent heureux, forcément,

    Mais devant lesquels on recule prudemment.

     

    La peur envahit mes sens,

    Assise dans ma diligence,

    Je regarde le bonheur à travers la baie vitrée,

    Je souris d’un air navré.

     

    Un p’tit brin de lâcheté,

    Un semblant de vie tout tracé,

    A cette règle ne pas déroger,

    Trop de dérives traversées.

     

    Passer à côté de certaines choses,

    Mais au fond c’est pour la bonne cause,

    Du moment que l’autre ne souffre pas,

    Ce pour quoi je suis née ici bas.

     

    Solution de facilité,

    Telle est ma devise ancrée,

    A la naissance ainsi programmée,

    Dans ce confort piège je me complais.

     

    Je vous saoule alors de mes maux,

    Qui se propagent dans un écho,

    Pour finir dans l’oubli de mes mots,

    Infinité de cycles infernaux.

     

    © LittleShadow


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  • Autour de notre cœur, des barrières,

    Pour ne pas tout se prendre de plein fouet,

    Quand le passage à niveau est dégagé,

    Peut-on encore revenir en arrière ?

     

    Distance volontaire de prime abord,

    Pour les autres, on a planté le décor,

    Une certaine insensibilité affichée,

    Alors qu’il s’agit d’une simple distance de sécurité.

     

    Le temps passe et on se découvre,

    Tout doucement la porte s’ouvre,

    Tombe alors le masque de la dureté,

    Les sentiments se laissent dévoiler.

     

    Pas l’habitude de se laisser porter,

    Toujours cette peur de trop se livrer,

    Parfois quelques éphémères regrets,

    Mais on l’accepte lorsqu’une belle amitié naît.

     

    La réciprocité n’est pas toujours de même intensité,

    Il y en a souvent un qui se sent blessé,

    L’impression, sur un mur, de toujours se heurter,

    Et que la sincérité, sur le rivage, s’est échouée.

     

    Chacun en a son interprétation,

    Naît une certaine incompréhension,

    Un flou psychologique se crée,

    Alors que tout est emprunt de clarté.

     

    Organisé comme l’élément matière,

    Un noyau atome et ses électrons périphériques,

    Parfois on s’éloigne, d’autres on se rapproche,

    On gravite, tout cela sans anicroche,

    A nous de dire si, de début ou de fin, est le générique.

     

    © LittleShadow


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  • Ça vous dit que je vous emmène en voyage,

    Dans ce que beaucoup appellent les bas étages,

    Un univers et une mentalité en apparence différents,

    Mais méfions-nous des faux semblants.

     

    Racaille ne rime pas avec cité,

    Juste des vies écorchées,

    Recherche d’une nouvelle famille,

    Qui nous donne de nouvelles billes.

     

    Un peu bancale, mais beaucoup de valeurs,

    Respect, loyauté, entraide, honneur,

    Tirer ses semblables vers le haut,

    Avec l’ambition de laisser les maux sur le carreau.

     

    Confiance parfois malmenée,

    Doutes présents en permanence,

    On ne peut s’empêcher d’y retourner,

    On ne peut feindre l’indifférence.

     

    On a le flaire pour s’entourer,

    Dans nos relations, on est entier,

    On donne de notre personne,

    Et je comprends que ça vous déraisonne.

     

    Toute attaque devient collégiale,

    D’où une protection globale,

    Vous voyez ça comme de la surenchère,

    Protéger les siens comme si c’était notre chair.

     

    La famille, ce n’est pas forcément les liens du sang,

    Des membres qui vont, qui viennent,

    Qui s’installent dans notre méridienne,

    Qui marquent notre vie au feutre permanent.

     

    Tout mélange des genres a du bon,

    Tout est question d’acceptation,

    Enrichissement personnel d’abord,

    Plus précieux que le cours de l’or.

     

    Mes soldats et moi-même,

    A notre manière on vous aime,

    Mais promis, toujours discrets on saura se faire.

    Ainsi fusionnent parfois nos univers,

    D’où de belles amitiés peuvent naître.

     

    © LittleShadow


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