• Réflexions poétiques

    Des poèmes sur la société et ses contradictions et le marasme dans lequel elle nous pousse inexorablement... Je m'interroge, en attendant des actes concrets, des évolutions positives et non de simples mots qui s'envolent au travers de courants d'air...

  • J’aurais voulu trouver les mots justes,

    Pour tous ces maux vraiment injustes,

    Quel que soit la nature du mal qui nous ronge,

    Pas le choix que de l’absorber comme une éponge.

     

    Un quotidien rythmé par des effets,

    Des faits archivés et consignés,

    Un signe, voilà ce que tout le monde guette,

    La quête d’un Graal qui nous prend la tête.

     

    Faire semblant est devenu une habitude,

    Une attitude qui n’a plus besoin d’être à l’étude,

    Mise à l’amende d’une conscience déraisonnée,

    Perdue dans une inconscience à l’aspect flouté.

     

    Le jeu dangereux de la vie et de la mort,

    Les avis pleuvent, l’envie nous dévore,

    Serait-ce un sursaut d’égoïsme,

    Penser aux autres ou creuser notre isthme ?

     

    Il y a des jours où le cœur balance,

    Un bal où dansent ces moments d’absence,

    Une môme je reste, insouciante indécise,

    Jusqu’à ce que le souci de la décision se précise.

     

    © Little Shadow


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  • Dans les lueurs du soleil d’été,

    A travers ses rayons enflammés,

    Le regard se perd dans le bleu azur,

    Cherchant les limites de la censure.

     

    Le silence et les non-dits font loi,

    Une science de l’interdit dont on n’échappe pas,

    Un étouffement permanent nous envahit,

    Mais comment sort-on d’ici ?

     

    On respire un air vicié,

    Celui de la honte, de la peur,

    On se construit sur un leurre,

    On se dit que ça finira par passer.

     

    Puis finalement ça ne passe pas,

    Enlisement dans les sables mouvants,

    On s’enfonce davantage lorsqu’on se débat,

    On se rend compte que compté est le temps.

     

    Tout effacer et tout recommencer ?

    Rien ne s’efface, tout se recense,

    Combler les absences, trouver un sens,

    La recherche d’une certaine vérité.

     

    Et la routine reprend le dessus,

    Se complaire dans une vie déçue,

    Sans être soi-même déchu,

    Voilà tout le mystère de l’ambigu.

     

    © LittleShadow


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  • Autour de notre cœur, des barrières,

    Pour ne pas tout se prendre de plein fouet,

    Quand le passage à niveau est dégagé,

    Peut-on encore revenir en arrière ?

     

    Distance volontaire de prime abord,

    Pour les autres, on a planté le décor,

    Une certaine insensibilité affichée,

    Alors qu’il s’agit d’une simple distance de sécurité.

     

    Le temps passe et on se découvre,

    Tout doucement la porte s’ouvre,

    Tombe alors le masque de la dureté,

    Les sentiments se laissent dévoiler.

     

    Pas l’habitude de se laisser porter,

    Toujours cette peur de trop se livrer,

    Parfois quelques éphémères regrets,

    Mais on l’accepte lorsqu’une belle amitié naît.

     

    La réciprocité n’est pas toujours de même intensité,

    Il y en a souvent un qui se sent blessé,

    L’impression, sur un mur, de toujours se heurter,

    Et que la sincérité, sur le rivage, s’est échouée.

     

    Chacun en a son interprétation,

    Naît une certaine incompréhension,

    Un flou psychologique se crée,

    Alors que tout est emprunt de clarté.

     

    Organisé comme l’élément matière,

    Un noyau atome et ses électrons périphériques,

    Parfois on s’éloigne, d’autres on se rapproche,

    On gravite, tout cela sans anicroche,

    A nous de dire si, de début ou de fin, est le générique.

     

    © LittleShadow


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  • Ça vous dit que je vous emmène en voyage,

    Dans ce que beaucoup appellent les bas étages,

    Un univers et une mentalité en apparence différents,

    Mais méfions-nous des faux semblants.

     

    Racaille ne rime pas avec cité,

    Juste des vies écorchées,

    Recherche d’une nouvelle famille,

    Qui nous donne de nouvelles billes.

     

    Un peu bancale, mais beaucoup de valeurs,

    Respect, loyauté, entraide, honneur,

    Tirer ses semblables vers le haut,

    Avec l’ambition de laisser les maux sur le carreau.

     

    Confiance parfois malmenée,

    Doutes présents en permanence,

    On ne peut s’empêcher d’y retourner,

    On ne peut feindre l’indifférence.

     

    On a le flaire pour s’entourer,

    Dans nos relations, on est entier,

    On donne de notre personne,

    Et je comprends que ça vous déraisonne.

     

    Toute attaque devient collégiale,

    D’où une protection globale,

    Vous voyez ça comme de la surenchère,

    Protéger les siens comme si c’était notre chair.

     

    La famille, ce n’est pas forcément les liens du sang,

    Des membres qui vont, qui viennent,

    Qui s’installent dans notre méridienne,

    Qui marquent notre vie au feutre permanent.

     

    Tout mélange des genres a du bon,

    Tout est question d’acceptation,

    Enrichissement personnel d’abord,

    Plus précieux que le cours de l’or.

     

    Mes soldats et moi-même,

    A notre manière on vous aime,

    Mais promis, toujours discrets on saura se faire.

    Ainsi fusionnent parfois nos univers,

    D’où de belles amitiés peuvent naître.

     

    © LittleShadow


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  •  

    Tout commence par une chute,

    Survenue par uppercut,

    Ou tout simplement naturelle,

    Un air d'automne dans le ciel.

     

    A terre, sa vie semble finie,

    Mais lui est donné un dernier sursis,

    Un voyage au gré des vents,

    Une échappée qu'elle attend.

     

    Quelques centimètres d'abord,

    Et la voilà qui s'envole,

    Généreux coup du sort,

    Jusqu'à la prochaine escale au sol.

     

    Elle en aura vu des choses cette feuille,

    Elle pourrait écrire un recueil,

    Nous narrer les merveilles de la nature,

    Mais aussi ses points de suture.

     

    Elle est tellement fragile,

    Abîmée par nos esprits vils,

    Pourtant c'est notre oxygène,

    Un échappatoire contre la haine.

     

    © Little Shadow

    (musique : "The flying of a leaf" de Mattia Vlad Morleo)


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