• Réflexions poétiques

    Des poèmes sur la société et ses contradictions et le marasme dans lequel elle nous pousse inexorablement... Je m'interroge, en attendant des actes concrets, des évolutions positives et non de simples mots qui s'envolent au travers de courants d'air...

  • Autour de notre cœur, des barrières,

    Pour ne pas tout se prendre de plein fouet,

    Quand le passage à niveau est dégagé,

    Peut-on encore revenir en arrière ?

     

    Distance volontaire de prime abord,

    Pour les autres, on a planté le décor,

    Une certaine insensibilité affichée,

    Alors qu’il s’agit d’une simple distance de sécurité.

     

    Le temps passe et on se découvre,

    Tout doucement la porte s’ouvre,

    Tombe alors le masque de la dureté,

    Les sentiments se laissent dévoiler.

     

    Pas l’habitude de se laisser porter,

    Toujours cette peur de trop se livrer,

    Parfois quelques éphémères regrets,

    Mais on l’accepte lorsqu’une belle amitié naît.

     

    La réciprocité n’est pas toujours de même intensité,

    Il y en a souvent un qui se sent blessé,

    L’impression, sur un mur, de toujours se heurter,

    Et que la sincérité, sur le rivage, s’est échouée.

     

    Chacun en a son interprétation,

    Naît une certaine incompréhension,

    Un flou psychologique se crée,

    Alors que tout est emprunt de clarté.

     

    Organisé comme l’élément matière,

    Un noyau atome et ses électrons périphériques,

    Parfois on s’éloigne, d’autres on se rapproche,

    On gravite, tout cela sans anicroche,

    A nous de dire si, de début ou de fin, est le générique.

     

    © LittleShadow


    2 commentaires
  • Ça vous dit que je vous emmène en voyage,

    Dans ce que beaucoup appellent les bas étages,

    Un univers et une mentalité en apparence différents,

    Mais méfions-nous des faux semblants.

     

    Racaille ne rime pas avec cité,

    Juste des vies écorchées,

    Recherche d’une nouvelle famille,

    Qui nous donne de nouvelles billes.

     

    Un peu bancale, mais beaucoup de valeurs,

    Respect, loyauté, entraide, honneur,

    Tirer ses semblables vers le haut,

    Avec l’ambition de laisser les maux sur le carreau.

     

    Confiance parfois malmenée,

    Doutes présents en permanence,

    On ne peut s’empêcher d’y retourner,

    On ne peut feindre l’indifférence.

     

    On a le flaire pour s’entourer,

    Dans nos relations, on est entier,

    On donne de notre personne,

    Et je comprends que ça vous déraisonne.

     

    Toute attaque devient collégiale,

    D’où une protection globale,

    Vous voyez ça comme de la surenchère,

    Protéger les siens comme si c’était notre chair.

     

    La famille, ce n’est pas forcément les liens du sang,

    Des membres qui vont, qui viennent,

    Qui s’installent dans notre méridienne,

    Qui marquent notre vie au feutre permanent.

     

    Tout mélange des genres a du bon,

    Tout est question d’acceptation,

    Enrichissement personnel d’abord,

    Plus précieux que le cours de l’or.

     

    Mes soldats et moi-même,

    A notre manière on vous aime,

    Mais promis, toujours discrets on saura se faire.

    Ainsi fusionnent parfois nos univers,

    D’où de belles amitiés peuvent naître.

     

    © LittleShadow


    3 commentaires
  •  

    Tout commence par une chute,

    Survenue par uppercut,

    Ou tout simplement naturelle,

    Un air d'automne dans le ciel.

     

    A terre, sa vie semble finie,

    Mais lui est donné un dernier sursis,

    Un voyage au gré des vents,

    Une échappée qu'elle attend.

     

    Quelques centimètres d'abord,

    Et la voilà qui s'envole,

    Généreux coup du sort,

    Jusqu'à la prochaine escale au sol.

     

    Elle en aura vu des choses cette feuille,

    Elle pourrait écrire un recueil,

    Nous narrer les merveilles de la nature,

    Mais aussi ses points de suture.

     

    Elle est tellement fragile,

    Abîmée par nos esprits vils,

    Pourtant c'est notre oxygène,

    Un échappatoire contre la haine.

     

    © Little Shadow

    (musique : "The flying of a leaf" de Mattia Vlad Morleo)


    2 commentaires
  • Les gens ne sont pas aussi irremplaçables,

    Le temps les rend effaçables,

    Sans qu'on s'en rende vraiment compte,

    Jusqu'au jour où c'est la fin du conte.

     

    Plus flous deviennent les sourires,

    L'image se déforme, ça empire,

    La connexion a échouée,

    La chaîne est désormais cryptée.

     

    Le noir entrave la lumière,

    Nos pas résonnent dans le silence,

    On s'habitue à l'absence,

    Qui devient une ombre familière.

     

    On apprend à se résigner,

    Les gens, on ne peut les garder

    Pour toujours près de soi,

    C'est irraisonné et dérisoire.

     

    Tout le monde s'éloigne ou s'en va,

    Il faut apprendre à l'accepter,

    Petit à petit se détachent nos doigts,

    Une page vient de se tourner.

     

    Le temps fait à sa guise,

    Jusqu'à une nouvelle bise,

    Finalement grandir c'est, pour sûr,

    Aimer au présent et pas au futur.

     

    © Little Shadow


    6 commentaires
  • La vie, c’est pas un chemin tout tracé,

    Où tout se déroule sans anicroche,

    On risquerait même d’y glisser,

    A trop avoir les mains dans les poches.

     

    Jeune bourgeon de l’enfance,

    Les pas hésitants de l’innocence,

    Puis vient ce changement de cap,Fil discontinu

    Peut-être même un saut d’étape.

     

    Le bien et le mal livrent combat,

    Bon, mauvais, qui l’emportera ?

    Une dualité cohabitant en chacun de nous,

    Dont il faut savoir faire un atout.

     

    Il y a parfois des dérives,

    Des chutes qui nous éloignent de la rive,

    Difficile de nager à contre-courant,

    Quand on boit la tasse incessamment.

     

    Petit à petit la houle s’assagit,

    Elle refoule çà et là des débris,

    Qui appartiennent à la rivière du passé,

    Sur lesquels il est bon de tirer un trait.

     

    Notre passage sur Terre est éphémère,

    Le plus possible, on le souhaite ;

    Jeune bourgeon est devenu feuille en fête,

    Que le bonheur conservera au vert.

     

    Little Shadow (inspiré de mon dernier tatouage)


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique