• Elle ne souhaite à personne de vivre ce qu'elle endure,

    Les douleurs de souffrances qui perdurent,

    Souffrance morale qui la plonge dans son néant,

    Souffrance physique qui décompte son temps.

     

    Un pincement dans un coeur chahuté,

    Une torsion dans une étroite cavité,

    L'oxygène devient parfois denrée rare,

    Faisant miroiter la mort et son étendard.

     

    Un tiraillement musculaire,

    Âme tiraillée par des pensées délétères,

    Déchirement en sursis,

    Elle se sent au bout de sa vie.

     

    Il paraît que la roue tourne,

    Elle a plutôt l'impression qu'elle se détourne,

    Elle reste dans un seul sens de rotation,

    Jusqu'à la tant attendue abdication.

     

    Plus rien à foutre de tout,

    Juste vivre sans barrière,

    Qu'importe d'être sans le sou,

    Elle veut être auréolée d'air.

     

    Des p'tits moments, comme ça, anodins,

    Qu'elle a envie de revivre demain ;

    Est-ce qu'elle va se réveiller,

    Ou sera-ce la fin de ce rêve éveillé ?

     

    © Little Shadow

     


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  •  

    Dans cette chambre aux murs blancs,

    Lentement s'égrène le temps,

    Ces gouttes qui tombent régulièrement,

    Soi-disant pour purifier son sang.

     

    Elle est aux prises avec ses pensées,

    Sombre dilemme de la vie et de la mort,

    Avec du recul, ressasser le passé,

    Une vraie petite mine d'or.

     

    Le malaise l'envahit,

    Mais que fait-elle ici ?

    Elle voudrait pouvoir sortir de son corps,

    Être invisible des miradors.

     

    Elle essaye de faire bonne figure,

    Faire semblant que tout va bien,

    Le train file à toute allure,

    Verra-t-elle demain ?

     

    L'infirmière la fait sortir de sa bulle,

    Il fait un peu froid, elle remet son pull,

    En se relevant, un petit coup de mou,

    C'est mieux de partir bras dessus, bras dessous.

     

    Voilà, une nouvelle séance s'achève,

    L'issue, une éventuelle trêve,

    Rien n'efface réellement la douleur,

    Mais imaginer son absence fait perdurer la lueur.

     

    © Little Shadow

    (Musique : "Room 3327" de Gramatik)


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  • Estelle

     

    Un prénom qui, dans mes souvenirs, me fait sombrer,

    Mais pour lequel j'ai un profond respect,

    Un caractère fort prédominant,

    Dans lequel s'écoule une avalanche de sentiments.

     

    Estelle

     

    Une vraie force de la nature,

    Mais ne pensez pas à un masque dur,

    Elle met bas à la censure,

    Et avance d'un pas sûr.

     

    Estelle

     

    Un mystère difficile à cerner,

    Qu'embrouillées sont les idées,

    Jeu pervers pour brouiller les pistes ?

    Ou jeu de pistes pour chercher le vrai ?

     

    Estelle

     

    On ne peut rester indifférent,

    Même si quelques bémols s'immiscent,

    Ça ne fait pas de mal une pointe de vice,

    C'est ce qui rend l'attrait plus saisissant.

     

    Estelle

     

    Ce qu'il faut retenir, son humanité,

    Son envie de cohésion et d'unité,

    Valeurs utopiques aujourd'hui ?

    Pas si vous toquez à cette porte-ci.

     

    © Little Shadow

    (je veux par cet écrit rendre hommage à une personne qui compte beaucoup, qui a une place toute particulière dans ma vie, et que, quoiqu'il arrive, je n'oublierai jamais)


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  • Elle prenait ça pour se croire plus forte,

    Elle allait à l'encontre des normes sociétales,

    Malheureusement elle a fermé sa porte,

    N'ayant pas trouvé d'issue à sa cavale.

     

    Les regards étaient tournés sur elle,

    Pleins de pitié et d'incompréhension,

    Jugements laissant des séquelles,

    En plus des barreaux de sa prison.

     

    Elle essayait de se montrer au mieux,

    Même si à l'intérieur c'était désastreux,

    Était-elle vraiment crédible ?

    Elle aurait voulu être invisible.

     

    A l'intérieur, c'était l'enfer au long cours,

    Impossible d'entendre ses cris d'au secours,

    Pourquoi tout le monde fait semblant de rien ?

    Elle aimerait que se tende une main.

     

    Ce que tout le monde a vu,

    C'est quelqu'un qu'elle ne peut être,

    Tout ce qu'ils ont vu,

    C'est quelqu'un qui n'est pas elle.

     

    Little Shadow


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  • Allongée, elle regarde les nuages,

    L'un ressemble à un coquillage,

    Celui-ci à un petit enfant,

    Monde sidéral naissant.

     

    Puis ses yeux s'arrêtent,

    Sur ce qui semble représenter une fillette

    Dont le visage est irrégulier,

    Comme, de balles, criblé.

     

    Ses yeux continuent leur chemin,

    Oublient ce sombre destin,

    Se disant que sa place est ailleurs,

    Dans un endroit sans chaleur.

     

    De nouveau, ses yeux sont surpris

    Par une goutte qui tombe sans préavis,

    "Larmes ou sang ?"

    Se dit-elle soudainement.

     

    Elle ne sait pas, elle ne sait plus,

    Mais, de tomber, ça continue,

    Et tout d'un coup,

    Dans sa poitrine, un trou.

     

    Elle revoit la fillette et son regard,

    Paraissant sombre sous des yeux noirs,

    Et ces yeux, elle les reconnaît,

    Ce sont les siens en train de la fusiller.

     

    Son corps baigne dans le liquide rougeoyant,

    De mal en pis, il va faiblissant,

    Et dans les yeux de cette fillette maintenant tout sourire,

    Elle se voit, lentement, mourir.

     

    LittleShadow


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