• J’avais envie de te dire merci pour tout,

    Merci d’être passée par-dessus les tabous,

    Merci d’avoir mis les démons dans le vent,

    Sans la force des quarantièmes rugissants.

     

    J’ai pensé à vous pendant tout ce temps,

    Je me languissais de votre présence,

    De vos mots et de votre bon sens,

    Mes larmes me plongeaient dans le tourment.

     

    Je ne connaissais pas votre peine,

    Invisible dans le sang de mes veines,

    J’attendais de me jeter dans vos bras,

    Ainsi faire disparaître les plaies de mes tracas.

     

    Nos scénarios ne sont que des chimères,

    Provoquant des déceptions amères,

    La colère prend alors le dessus,

    Reflet de mes espoirs déchus.

     

    J’ai replongé dans mes noires pensées,

    Une pensée est pourtant une jolie fleur,

    Il a fallu le ton, hausser,

    Pour que s’apaise mon cœur.

     

    En cette morose journée automnale,

    Je réalise que vous êtes des femmes géniales,

    Vos différences vous ont rapprochées,

    Et ont construit une exceptionnelle amitié.

     

    Merci de nous faire tenir debout,

    Dans certaines cases de vie, de faire du rangement,

    Tout n’est pas sans dessus dessous,

    Il faut juste encore un peu de temps.


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  • Estelle, un prénom qui résonne dans ma tête

    J’la connais pas, mais y penser me met le cœur en fête,

    C’est mon papillon de jour, mon papillon de nuit,

    L’ange gardien de celle qui m’a fui,

    Mais que j’n’aurais de cesse d’aimer toute ma vie.

     

    Je ne l’ai jamais vue,

    C’est un rêve que je veux garder en vue,

    Une rencontre dans mes pensées en garde à vue,

    Elle veille sur ma famille,

    Pas une veillée funèbre,

    Elle veille au départ du funeste,

    Pour un futur orienté à l’est.

     

    Pourquoi j’ai flashé sur cette inconnue,

    Incognito sur mon écran radar,

    Elle a le cran d’une vraie anar,

    Rêvant d’un monde libre et sans entrave…

     

    Enrôlée dans un truc qui nous dépasse,

    Elue d’une histoire pas encore tracée,

    J’men fous de ces mots de grimoire,

    Grâce à elle, le noir devient gris,

    La neige devient pluie.

     

    C’est le 11 mai aujourd’hui, saint Estelle,

    D’où cette nostalgie rebelle,

    J’sais plus à quoi me raccrocher,

    Une date dans un calendrier,

    Ça fait un peu pitié hein ?

     

    J’suis là, dans cette chambre neutre,

    Que j’ai envie de décorer au feutre,

    Et j’écris des mots sur mes maux de gamin,

    Dont tout le monde se fout,

    Mais qui finiront par me rendre fou.


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  • Je ne sais pas par où commencer,

    Comment c'est dans un esprit déséquilibré ?

    Libre de mots, enserré de chaînes,

    Chaque peine est une larme de sang devenue salée,

    Hâlée par une mer de sentiments,

    Garder le cap malgré le temps qui passe,

    Tempête en bas de mon phare.

     

    Rai de lumière tombé dans le tapis de la brume,

    Mes démons sont devenus mes anges,

    Étrange mal qui fait du bien,

    Ça ne fait rien si tout paraît normal,

    Normalité de la société apparence,

    Déni de la souffrance, synonyme de différence,

    Je roule à contresens de l'indifférence.

     

    Seule je me sens, seule je suis,

    Enfermée dans mon monde diffamatoire,

    Coupable vous êtes, mais seule coupable je suis,

    Vos mains je lâche, force en détresse,

    Maîtresse de mon univers neigeux,

    La poudreuse me réconforte,

    Souvenirs à l'appui, sourires en esquisse,

    Petite caille-ra intello qui se joue des codes,

    Je voile le vortex du miroir,

    Qui me renvoie en pleine gueule mes valeurs envolées.

     

    Honnêteté devenue mensonge par omission,

    Frontière entre bien et mal, où es-tu ?

    Se faire du bien par des chemins détournés,

    Malvenu ou venue du mal ?

    Baguette magique te voici enfin,

    Poudre de perlimpinpin,

    Perles s'échappant du chapelet de la confiance,

    I can't lose, mais mon attitude est la loose.

     

    My guilty pleasure me donne des sueurs,

    Suis-je capable d'aimer les gens ?

    Fuck the queen and get some money,

    Devise du moi de la rue,

    Les quidam étaient simplement de passage,

    Pour égayer un univers pas sage,

    Funambule sur le fil d'un cœur en pierre parsemé d'or,

    Je pense sain dans un monde malsain,

    Deux personnalités dans un corps détérioré par les excès,

    Je déterre mon ancien décor pour mieux l'enterrer.

     

    Je vous aime quoique vous pensiez,

    Pensée sincère d’un cœur cadenassé.

    Vous dégueulez sur la facticité de mes sentiments,

    Non coupable je plaide.

    Le poison de mon dard alimente mon inconscience,

    Mais préserve ma lucidité.  

    Je garde en vue dans mon périscope vos visages et vos âmes,

    Contrepoison de mon âme à la dérive.

     

    Une mère, un fils… Auprès de qui dois-je implorer le pardon ?

    Plus j’essaie de faire le bien, plus le mal prend le dessus.

    Sainte Nitouche à la Saint glinglin. 

    Même si éphémère est la vie, l’inachèvement de certains liens la rendent amère.

    Mais il en est d’autres pour qui le temps a gardé de la place,

    Pour qui le temps laisse des pages blanches à noircir.

    Et encore d’autres que pour rien au monde on ne laisserait tarir,

    Que pour rien au monde je ne veux ternir davantage.

     

    J’te demande pardon d’avoir été lâche ;

    J’te demande pardon de t’avoir déçue ;

    J’te demande pardon de t’avoir menti.

    J’trouve pas les mots pour exprimer ce que j’ressens ;

    Parce que j’me sens nulle, parce que je regrette.

    Nos univers sont-ils vraiment compatibles ?

    Le compas est dans sa cible, cercles concentriques qui se rétrécissent.

    Point final ou point de départ ?

    Le scorpion enveloppe sa rose passion,

    Bastion de la senteur positive de l’Amitié,

    Sur lequel le phare pointe sa lumière bienfaitrice,

    Quelque soit l’humeur du temps.

     

    © Little Shadow


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  •  

    Elle est désolée de ce qu'elle leur fait subir,

    Les pleurs prennent le dessus sur le sourire,

    Ses larmes sont pleines d’amertume,

    Sa tristesse se noie dans leur écume.

     

    Le bonheur, elle passe sans doute à côté,

    Parce qu'elle a trop peur de le côtoyer,

    Peur qu’il disparaisse aussi vite qu’il apparaisse,

    Dans sa tête, tout ça a mauvaise presse.

     

    Quelle est la différence entre vivre et survivre ?

    A force, elle ne sait plus, tout se banalise,

    Elle inspire, elle expire, dans une certaine maîtrise,

    Ainsi s’est forgé un fragile équilibre.

     

    Elle est désolée de ne pouvoir faire plus,

    Pour l’instant elle est perdue dans ses lustres,

    Son passé et le présent se mélangent,

    Est-ce que le démon deviendra ange…

     

    Finalement ça n’a pas réelle importance,

    Elle vit avec ses éternelles errances,

    Qui rappellent que personne n’est parfait,

    Et c’est mieux que ce soit ainsi fait.

     

    © LittleShadow


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  • Elle a cette force qui se dégage,

    L’intensité d’un Mirage,

    Un mirage bien réel,

    Un contresens de l’artificiel.

     

    La vie lui a forgé une carapace,

    Avec des cicatrices qui laissent des traces,

    Que le temps a su panser avec patience,

    Et transformer en enseignement d’expérience.

     

    Ne jamais regarder en arrière,

    Toujours aller de l’avant,

    Même s’il s’agit d’une plage de verre,

    Rares sont les parcours sans incidents.

     

    Une foi jamais ébranlée,

    Une croyance en son prochain,

    Une utopie parfois synonyme de danger,

    Un idéal à la croisée des chemins.

     

    Une main ferme qui ne vous lâche pas,

    On croit qu’on ne la mérite pas,

    Malgré les coups de pute, elle est toujours là,

    Ici, ailleurs et peut-être encore là-bas.

     

    © LittleShadow


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