• Les rimes s'évaporent

    La prose... Retour à mes premières amours d'écriture. Premières amours extériorisant les drames qui écument une vie, notamment de ceux qu'on se demande si l'on s'en remettra vraiment un jour. Le manque sera toujours présent, les coups de blues s'enchaîneront avec plus ou moins d'intensité. La vie est ainsi faite, d'événements tragiques qui nous bouleversent, qui nous marquent au fer rouge. L'écriture est un bon remède pour arriver à surmonter ça, à l'extérioriser, à s'enlever un poids des épaules...

  • Aujourd'hui fut l'une de mes meilleures journées depuis longtemps. Être avec la personne que j'aime, que je désire au plus profond de moi-même. Une envie incessante de sentir son corps contre le mien, de sentir ses lèvres sur les miennes. La tendresse de ses caresses apaise mon âme. Son amour se ressent dans chacun de ses gestes. Et ses yeux verts, derrière ses lunettes que j'adore. Un regard rempli d'amour, de bonheur, de bien-être. J'aime y plonger mes yeux, c'est tellement agréable.

    Je sais qu'elle m'aime sincèrement, sans faux semblants. J'ai tellement peur de la perdre. C'est mon joyau, mon diamant brut, pierre précieuse de caractère.

    Je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne. Je m'autorise à devenir moi-même, à faire table rase de certaines bribes de mon passé. C'est mon remède, mon antidote. Elle me rappelle que l'amour est un synonyme de bonheur, et non pas de souffrance. Et pourtant... Après cette journée mémorable, où tous nos sens ont été en éveil, les larmes coulent le long de mes joues. Il est des choses qui brisent ces infinis et cependant éphémères instants de bonheur et qui me rappellent que l'amour est un fragile équilibre entre bonheur et souffrance. Mon cœur funambule, ce soir, a fini par tomber du mauvais côté.

     

    © Little Shadow


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  • Si j'lui disais que je ne m'endors pas sans relire ses mots. Sans m'imprégner de l'intensité qu'ils détiennent. Sans ressentir leur poésie. Sans esquisser un sourire salvateur.

    Si j'lui disais qu'elle fait partie de mon centre vital. Que mon cœur se serre quand je la sais inaccessible. Que mes mains me démangent de lui écrire, mais que je ronge mon frein.

    Si j'lui disais que c'est une belle personne et une personne belle, de ces personnes qu'on recherche telle la quête du Graal. Qu'on aurait envie de garder rien que pour soi.

    Si j'lui disais que l'intérêt qu'elle suscite la rend encore plus attirante et attachante. Que le chemin qui s'ouvre devant nous est empreint d'une lumière mystérieuse, un monde inconnu aux multiples portes. Certaines verrouillées, d'autres entrouvertes.

    Si j'lui disais qu'avec elle j'apprends la raison, la maîtrise de la fougue et de l'impatience. Ces deux entités qui nous mènent parfois sur les sentiers du vide, de la déception et de la tristesse. J'apprends à faire l'équilibriste sur le fil des émotions.

    Si j'lui disais que pour tout ça je la kiffe de ouf. Une version moderne pour lui dire que je l'aime de tout mon cœur, même à distance. Que sa personne concentre tout l'amour que j'aurais aimé recevoir. Ça paraît fou, et pourtant...

     

    © Little Shadow


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  • Une routine qui se casse, une rencontre surréaliste, des sentiments nouveaux... N'y aurait-il pas comme un air de renaissance ? Cette envie, peut-être même ce besoin de changement qui nous taraude ; un besoin d'oxygène pour s'échapper de l'asphyxie ambiante.

    Deux générations, deux univers différents... Deux êtres écorchés qui aiment la vie, qui se battent pour la rendre meilleure. Touchées en plein coeur, des mots tendres, des sourires, des rires... Une parenthèse bienfaitrice dont je deviens accroc ; un apaisement auquel je ne croyais plus.

    Nouvelle page, nouveau voyage ; main dans la main dans un pays mystérieux qui s'annonce merveilleux. Où prônent de belles valeurs, où les larmes se sèchent, où les cicatrices s'adoucissent.

     

    © Little Shadow


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  • La nuit est tombée. Les lampadaires sont encore allumés. L'air est doux, une légère brise vient caresser les visages. Dans cette pénombre, je relis des bribes de nos échanges. Pour m'assurer qu'ils sont concrets, pour m'imprégner de la sincérité de leur contenu, pour me convaincre que tout ceci est bien réel.

    Handicapée des relations humaines, chaque nouvelle rencontre est un défi. Un mélange de curiosité, d'entrain, de peur. L'envie de faire connaissance, la joie que l'alchimie prenne, la peur de décevoir et/ou d'être déçue.

    Avec Evy, je ne suis nullement déçue. L'intuition, puis l'audace, ont payé. Je me devais de le faire, de trouver une idée pour l'aborder. J'étais désireuse de percer le mystère de cette inconnue de la route. Tout s'est mis en branle lorsque j'ai par hasard tourné la tête vers ce parking et que j'ai vu cette fameuse voiture garée là ; enfin, il allait se passer quelque chose...

    Des conversations sérieuses, plus légères, différents tours d'horizon tous aussi agréables à aborder. Agréable, parce que je ne ressens pas les tant redoutées barrières du jugement, de la moquerie, de la pitié... et autres sournoiseries dont il est parfois difficile de se relever.

    Evy serait-elle la prochaine étoile sur mon chemin ? Je la vois déjà briller de mille feux. Mais ne vais-je pas la décevoir ? Mes doutes, mes craintes reprennent le dessus. Ah chère confiance, ton absence est une véritable torture ; tu t'es envolée il y a si longtemps déjà...

    J'ai envie de croire que tout va bien se passer, c'est déjà tellement invraisemblable qu'elle ait accepté mon premier pas... Je m'étais fait un scénario catastrophe, que des gens viendraient jusqu'à chez moi pour que je la laisse en paix... Imagination débordante, me direz-vous. Mais aujourd'hui, il suffit tellement d'un petit rien pour déclencher un déferlement de haine.

    Je suis soulagée d'avoir pu mettre ce scénario au rebut. Intuition féminine, plutôt intuition du cœur, vous savez, ces p'tites choses qui ne s'expliquent pas mais qui nous guident vers des trésors dont il aurait été dommage de passer à côté.

     

    © Little Shadow


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  • Il est 22h30 , la journée se termine enfin. Je suis posée, assise sur une pile de palettes. J'ai envie de fumer, d'être entourée de vapeur nicotinique. Une dose de suicide supplémentaire. 

    Quelle direction peut-on prendre lorsque le monde n'en a plus. Que croire, que faire... Verra-t-on seulement la vie autrement avec tout ça... 

    Rien ne va plus. Mais toujours faire comme si, avoir ce visage serein, cette apparente insouciance. Alors que l'angoisse règne, le dépit, l'abattement, le découragement, l'abandon. 

    On s'entend dire que ce sont des périodes temporaires ; mais quand l'éphémère devient persistant... Quand on se voit diminué, même un court instant, quand notre environnement nous paraît inconnu, une forme d'exclusion déguisée. Ce sentiment que tout nous échappe et que la branche à laquelle on se raccroche ne peut nous retenir... Parce qu'elle ne sait plus, parce que ses ressources sont épuisées, parce qu'elle est lasse de tout ça.
    Je tire une dernière taffe. J'espère rentrer à bon port cette fois ci. Dans des rues désertes, il est tellement facile de se perdre...
     
    Little Shadow 

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