• Profondeur abyssale

    Profondeur abyssale

    C'était la goutte d'eau,

    Celle du dernier soubresaut,

    Sur une échelle de un à dix,

    Vingt en dessous des abysses.

     

    Il n'y a pas de mots pour décrire cela,

    Il a épuisé tous les mots du dictionnaire,

    Il ne souhaite à personne de vivre ça,

    Regarder son défilé vers le cimetière.

     

    Il y a des gens qui gravitent autour de lui,

    Pour eux, il veut briller comme le soleil qui luit,

    Mais la faucheuse veut prendre le pas,

    Il ne doit pas avoir sa place ici bas.

     

    Son cœur est accéléré en continu,

    Au moins, là-dessus, il reste assidu,

    Il bat pour qu'il voit leurs visages,

    Qu'ils ne s'effacent pas comme un mirage.

     

    Il les entends, mais ne les écoute point,

    Est-il possédé par l'esprit malin ?

    Il se déteste et s'enferme dans son malaise,

    La douleur et la souffrance prennent leurs aises.

     

    Il est aveugle, totalement,

    Il a perdu la vue à un certain moment,

    Mais lequel ? Il ne sait que répondre,

    Tournent les aiguilles de la montre.

     

    Le temps passe et il dégénère,

    Il inspire pitié autant que la misère,

    Il est transpercé de pulsions,

    Il cède finalement à l'impulsivité de ses démons.

     

    Il a envie de crever de sa honte,

    L'inutilité le dompte,

    A quoi bon vivre ?

    Si c'est pour les faire souffrir...

     

    © Little Shadow

    (tout sur l'image ICI)

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 11 Mai à 13:54

    Tu as su exprimer de façon magnifique l'enfermement dans la souffrance et le désespoir, que les autres ne peuvent pas comprendre parce qu'ils ne l'ont pas vécu,  et la façon dont le coeur est torturé par des sentiments et des émotions contradictoires.

    Comment sortir de cette insupportable solitude?

    C'est bouleversant!

      • Vendredi 11 Mai à 19:11

        Merci Eymèle pour cette analyse très juste. Je suis vraiment contente que ça te plaise.

    2
    Dimanche 10 Juin à 15:55

    Je découvre avec émotion ce poignant accompagnement parallèle à la composition d'Eymèle (réalisation que j'ai déjà découverte). 

    C'est souvent de la douleur que surgissent les plus belles oeuvres ... 

    Compliments.

      • Dimanche 10 Juin à 21:50

        Merci beaucoup midolu, ton commentaire me touche. Merci pour ton passage par ici, à bientôt j'espère :)

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