• Amitié amoureuse

    J’aimerais tellement pousser ma douleur du haut d’une falaise,

    Et la voir s’éclater comme une fragile genèse,

    J’ai tellement mal à cet instant où je couche ces mots,

    Confrontation incessante avec mon alter ego.

     

    C’est donc avec toi que j’apprends ce que c’est d’aimer,

    Un sentiment sorti de l’inconnu que j’essayais d’éviter,

    Un panel de sensations assimilé à une grande claque,

    Mes yeux sont embués, mon esprit opaque.

     

    Aimer l’inaccessible, quête impossible du Graal,

    Je ne veux pas que tu deviennes un souvenir qui fait mal,

    Mes doutes m’oppressent et te blessent,

    Réflexe de la rue, méfiance toujours en laisse.

     

    Je ne veux pas te perdre en vérité,

    Tes messages rallument une fragile sérénité,

    Nos instants partagés m’aident à ne pas chavirer,

    Quand tout me donne envie de chialer.

     

    Tu es arrivée dans ma vie, brise glaciale,

    Transformée en caresse amicale,

    J’ai voulu rejeter cette affection sentimentale,

    Un attachement à l’issue fatale.

     

    Parfois jalouse et possessive en amitié,

    L’amour n’est jamais loin, nuancé,

    Mais où donc s’arrête cette ambiguë frontière,

    Sur laquelle je marche sans œillères.

     

    Peur d’être une nouvelle fois abandonnée,

    Même dans l’ignorance la plus totale,

    Les manques sont solidement ancrés,

    Enveloppe d’un cœur de cristal.

     

    On va bien ensemble je trouve,

    L’impétueux du move et la zénitude du groove,

    Un mix qui joue de souplesse,

    Même lorsqu’on n’est pas dans la même pièce.

     

    Je te joue ma musique,

    Celle d’un esprit excentrique,

    Qui adoucit mon esprit critique,

    Voyage dans mon univers onirique.

     

    Tu es belle par ta façon de penser,

    Tu es belle par les étincelles dans tes yeux,

    Lorsque par la passion tu es animée,

    Jamais ne s’éteint ton cœur en feu.

     

    J’ai confiance en toi, résultat d’un dur labeur intérieur,

    J’ai confiance en tes pensées, sésame ouvre-toi,

    J’ai besoin de ton regard pour avoir plus de profondeur,

    Tu peux comprendre ça ?

     

    Une liste de vers sans queue ni tête,

    Qui ne sont pas dignes d’un esthète,

    Mais pour une handicapée des sentiments,

    Ça vaut tous les vers des plus grands.

     

    © Little Shadow

    « "Sugar and Brownies" de Dharia

  • Commentaires

    1
    Vendredi 23 Novembre à 21:05

    C'est touchant. Peu importe la cohérence des vers, c'est livré de manière authentique. J'aime te lire :)

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